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Apporter une pierre pour construire la Maison Méditerranéenne du Climat


Les 15 et 16 décembre 2017 marquent la date de création de la Maison Méditerranéenne du Climat.


Dans la suite de la COP21 et COP22, des engagements des états et pour installer plus durablement les MedCOP (Forums méditerranéens pour le climat), tous les pays qui bordent la Méditerranée se sont réunis à Tanger, sur l’invitation de Ilyas El Omari, président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de sa vice-présidente Assiya Bouzekri et sous le haut patronage de Sa Majesté Mohammed VI.


De gauche à droite : Florence Presson (Adjointe au Maire de Sceaux), Mounir Hadroug (Maire de Djerba), Christophe Madrolle (Chargé de projet Méditerranée et Europe auprès de Nicolas Hulot), Thierry Vallat (Consul général), Caroline Pozmentier (Vice-présidente Région PACA), Ilyas El Omari (Président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima - CRTTA), Assiya Bouzekri (Vice-présidente CRTTA)

La région méditerranéenne est particulièrement concernée par les bouleversements climatiques en cours : incendies, agriculture menacée, stress hydrique, chaleur insupportable, pollution atmosphérique... Une élévation de 50 à 80 cm de la Méditerranée aura un impact considérable sur l’ensemble des territoires, au nord comme au sud, provoquant d’importants flux migratoires et de nombreux réfugiés climatiques.

La lutte contre le changement climatique n’est plus le sujet, il s’agit de mettre en place les actions nécessaires pour s’adapter et atténuer les changements climatiques.
Outre l’engagement individuel des pays, la région méditerranéenne est une terre d’initiatives, à une échelle cohérente, pour que tous les acteurs publics et privés travaillent en coopération, tous pays confondus.

Cette Maison Méditerranéenne du Climat a une vocation internationale et locale. Elle est à la rencontre des acteurs économiques et des territoires, tout en intégrant une dimension multi-acteurs (associations, fondations, ONG, institutions…) et les citoyens.   
Elle est physiquement à Tanger et virtuellement au cœur de tous les pays méditerranéens.
Sa mission est d’être un lieu de ressources, de concentration de réseaux existant, de renforcement de capacités, d’incubation et d’accompagnement de projets.

Elle assurera le secrétariat permanent des MedCOP Climat en assurant un rôle de capitalisation et de mutualisation des ressources pour les régions organisatrices tout en assurant un rôle de veille et de production collective. Elle évaluera, d’années en années les avancées des propositions de l’Agenda des solutions du climat et du suivi des objectifs.

Elle renforcera transversalement les capacités des acteurs locaux autour de 4 axes principaux : finance, système MRV (Mesurer, Reporter, Vérifier), gouvernance territoriale et innovation.
Elle sera un lieu d’accueil et d’organisation d’événements en lien avec le climat.
Elle organisera les rencontres annuelles de la Maison Méditerranéenne du Climat.

Cette maison se veut être un accélérateur de transition(s) nécessaires à l’atténuation et l’adaptation des changements climatiques tout en étant un espace de production de nouvelles formes de partenariats multi-acteurs basé sur la solidarité, la complémentarité et l’innovation partagée.



 Les pays représentés sont, entre autre : Belgique, Espagne, France, Jordanie, Grèce, Iles Comores, Liban, Luxembourg, Palestine, Sénégal, Tunisie, Malte, Mali, Maroc…


Le premier appel à projet de la Maison Méditerranéenne du Climat a permis l’émergence de 25 projets, tous aussi remarquables, tous portés par des entreprises ou citoyens engagés dans l’action. Tous les projets peuvent être mutualisés et dupliqués. Ils sont divers et dans de nombreux domaines. Voici quelques exemples de la Maison Méditerranéennes des solutions : 

- Zakaria Sadik présente MPC qui construit des bâtiments bas carbone à partir de pierres excavées qui sont confinées dans des cages en grillages, puis enduits de terre et de chaux,

- Antoine Horellou présente CoolRoof qui propose de peindre les toits plats en blanc afin de renvoyer la chaleur et ainsi limiter l’usage des climatisations et ventilateurs,

- Anoir Boubakri présente Green Desert qui lutte contre la désertification par l’extension des espaces cultivables avec des techniques optimisant l’usage de l’eau et la valorisation du patrimoine locale et traditionnelle des femmes,

- Marie-Anne Le Meur présente les jeux et activités de sensibilisation des jeunes sur la qualité de l’air pour l’émergence de réflexion écocitoyenne,

- Adil Gaoui présente AAQIUS qui développe la mobilité douce et décarbonée à l’aide de cartouche de stockage solide de l’hydrogène

2020 – Elus par des robots ?

Mesdames, Messieurs les Maires de France, en 2020 serez-vous, serons-nous élus dans nos communes par des citoyens ou par des robots ?

Beaucoup n’iront pas plus loin et ne liront pas cet article, pensant à une faute de frappe  et qu’il s’agit de 2050 ; un peu comme les objectifs environnementaux 2020 qui passent maintenant à 2030 et 2050. D’autres penseront à une critique d’un nouveau film d’anticipation qui vient de sortir ou sortira bientôt. Ils ont oublié ceux d’il y a 20 ou 30 ans en arrière qui brossaient parfaitement notre société actuelle. Ne restons pas sur les images du passage au 21ème siècle et l’avenir en l’an 2000.

Nous sommes en novembre 2016, la révolution industrielle 4.0 n’est plus une révolution mais une évidence pour tous. L’industrie 4.0 est la suite logique des innovations et de l’évolution. C’est le Darwin du 20ème siècle !
La machine à laver le linge a été une révolution incroyable : beaucoup moins de pénibilité, 2 à 4 heures de gagnées chaque jour pour toutes les femmes, la possibilité d’avoir du temps pour autre chose : la vie associative, les échanges, la formation et le monde du travail. La machine à laver : une véritable révolution sociétale qui a joué un rôle dans notre société actuelle.

Certains reconnaîtront l’article rédigé par une femme dans cet exemple ! C’est vrai, mais c’est avec les 2 visions complémentaires des femmes et des hommes que notre société change et que les révolutions industrielles se sont développées jusqu’à la 4.0.

L’objectif est de fabriquer en optimisant les ressources en raison de sa rareté, pour la ressource naturelle, et surtout de son prix, pour la ressource humaine. Il s’agit de fabriquer en s'adaptant à la consommation et aux attentes de chacun, quitte à les stimuler parfois ! Une bonne campagne de publicité et un marketing adapté permet à une entreprise de booster son chiffre d’affaire.

L’innovation est au cœur de cette révolution 4.0 et le numérique un outil facilitateur et accélérateur de ce mouvement. Cette révolution n’est pas restée cantonné aux entreprises, elle est dans la vraie vie de nous tous, des familles, des enfants (de plus en plus tôt), des seniors, des animaux (avec les puces, non plus dans les poils, mais, électroniques et attachés à leur collier ou tatouées !). C’est l’Internet, les objets connectés, les services apportés…tout ce qui nous facilite la vie, nous aide, nous amuse et nous apprends.

On n’imagine pas se déplacer sans son GPS et cuisiner sans son smartphone ou tablette. La vie c’est enregistrer les 1ères notes d’une musique pour retrouver le titre et le liker, parler à son cousin qui vit à l’autre bout du monde, découvrir un sujet en s’inscrivant à un MOOC, organiser ses vacances selon les conseils d’inconnus en allant même dormir chez eux, confier ses enfants à un inconnu qui les emmènera à Toulouse dans sa voiture…car il aime parler et a 4 étoiles sur 5 et pourquoi pas rencontrer la femme ou l’homme de sa vie du moment par points de compatibilité !

Et puis, il y a l’intelligence artificielle…ces programmes et algorithmes qui sont capables de se souvenir de nos dernières recherches, les mots que nous employons, nos goûts, l’endroit où nous nous trouvons pour nous apporter un maximum de services. C’est génial et personne ne peut s’en passer. 
Une petite réflexion sur notre accès à l'information, à force de "pousser" l'information que nous aimons, qui nous touche, qui nous ressemble, ces algorithmes développent autour de nous un monde qui nous ressemble. Un peu comme la campagne du pub ou de marketing décrite plus haut...

Si nous revenons un peu dans le champ politique, c’est de plus en plus compliqué. Comment départager 7 candidats qui se ressemblent mais qui ont quelques différences…pas que physiquement (blond(e)s, brun(e)s) ! Et puis, il y a un taux d’absentéisme croissant. Difficile de s’y retrouver.
Mais heureusement, il y a les premières applications qui comparent les programmes politiques des candidats et qui sont en mesure de nous présenter des synthèses, des axes et orientations qui vont nous aider à voter.

Le plus fort, c’est que d’ici 2020, il y aura même des algorithmes qui sauront interpréter ces programmes et nous proposer la femme ou l’homme politique le plus compatible avec nos valeurs, idées, convictions… Quel gain de temps et simplicité pour « aller » voter et en plus, pour « bien » voter !

L’algorithme c’est le robot d'aujourd’hui, pas celui en métal, le R2-D2 qui a bercé notre enfance, non, celui qui est invisible, qui est plus ou moins conçus et programmé par des hommes et des calculateurs.

Tous ceux qui ont trempé un peu dans l’informatique d'antan savent qu’il y a toujours des boggues dans les programmes, ces petits dysfonctionnements qui peuvent altérer le résultat d’un calcul. Ce n’est pas très grave lorsqu’il s’agit du programme de sélection d’un film, beaucoup plus pour une opération chirurgicale où l'atterrissage d'un avion !
Maintenant, il est vrai que nous n’étions que des informaticiens qui débutions, sans grande formation. C’était les premiers pas sur une nouvelle planète !

Quel serait l’impact de petits boggues lors du rapprochement entre ce que je suis, mes convictions, ma vision de demain et le candidat que mon petit robot me proposera ?
Et je n’imagine même pas le candidat féru en numérique ou avec une bonne équipe de geeks. Attention ce terme est pour moi positif et honorifique, c’est grâce aux geeks que les barrières de l’impossible tombent et que l’avenir ne se l’imite plus qu’à l’imagination !
Ce candidat pourrait analyser les attentes, les goûts et habitudes des citoyens de sa ville et construire son programme pour y répondre. Ce serait vraiment génial d’avoir des politiques qui prennent en compte les citoyens et la réalité de la vraie vie... !?!?


Et c’est comme cela, que les prochains Maires pourraient être élus par des robots !

EAK - 18 sept 2014 - Démocratie & numérique, impacts pour la gouvernance ?




Intervenants : Franck Escoubès (Imagination for People) - Alexandre Quintard Kaigre (Etalab), Grégoire Mages (Observatoire de l'OpenData) & Bernard Benattar (Philosophe)

Ma synthèse :

- Qu'est-ce que la démocratie ?
C'est une égalité de tous devant la loi, une égalité de paroles (avec le courage de la contradiction (qu'il est faut d'encourager), le parler vrai (qui nécessite la mise à jour de ses connaissances) en assumant l'ascendant (la reconnaissance de l'expertise et apport)

- Quel rapport avec le numérique ?
1978 - Loi CADA 1978 : un droit qui garantit la transparence et permet l'ouverture des données administratives aux citoyens. Le numérique et l'accès aux données ouvertes (OpenData) permet beaucoup plus facilement qu'au préalable d'appliquer ce droit

- Est-ce que communiquer de l'information est une perte de pouvoir ?
Non, le pouvoir n'est pas de détenir l'information, c'est de savoir l'interpréter, s'en servir pour développer une réflexion prospective et mettre en place des projets pour l'intérêt de tous

- Qu'est ce que l'intelligence collective ?
C'est la production de données ou de connaissances nouvelles à travers la co-conception d'une solution par un groupe de contributeurs
Les contributeurs (notre équipe d'élus, nos sympathisants, les services et agents, les étudiants et les citoyens) sont tous porteurs de connaissances et d'expertises
Un projet partagés vaut mieux que s'il était décrété et il devient plus performant et pérenne

Pour que cela ne reste pas une addition d'intelligences individuelles mais soit de la réelle intelligence collective, il faut mettre en place une dynamique particulière avec le numérique. Il faut de la gestion et de la médiation, les rôles doivent être définis. Cette dynamique n'exclue pas les rencontres réelles, elles les amplifient avec des rdv virtuels, de l'animation, des synthèses et un peu de vidéo
Le numérique est un média de démocratie active !

- Comment peut-on faire pour encourager la participation des citoyens ?
Il est nécessaire d'aller chercher les citoyens (et les autres contributeurs, d'ailleurs !), les solliciter, leur demander un effort et s'engager à revenir vers eux et à leurs expliquer les raisons de nos décisions. Expliquer, donner un retour à leur investissement ne correspond pas à de la justification. Le silence crée des incompréhensions et démobilise

- Quelles sont les limites du collectif ou collaboratif ?
Préférons le terme de défis (au lieu de limite) !
Les défis à relever sont la sécurité numérique, les difficultés techniques & organisationnelles, la fracture numérique et l'identification de la demande (avant la proposition d'une offre)

- Comment faire pour démarrer l'e-démocratie ?
Les 4 fondamentaux sont :

  • Un portage politique fort
  • Une volonté affichée de développer du collaboratif et de la synergie
  • La mise en place d'une méthode de travail pour encourager la participation des citoyens et autres contributeurs
  • L'établissement de lien avec les communautés actives (Facebook, groupes dans LinkdIn & Viadéo...